Ton compte ChatGPT ou Claude se revend peut-être sur le dark web en ce moment, à 97% de réduction

[Mise à jour #128]

Fin septembre, un responsable sécurité de Google a tiré la sonnette d’alarme sur une pratique en pleine explosion : des pirates volent des comptes ChatGPT ou Claude premium, et les revendent au rabais à d’autres personnes. Résultat concret : toi, tu continues de payer ton abonnement chaque mois, pendant qu’un parfait inconnu l’utilise gratuitement à ta place, sans que tu t’en rendes forcément compte.

Le principe, sans jargon

Les professionnels appellent ça le « LLM-jacking » (littéralement, le « détournement d’IA »). Traduction simple : quelqu’un vole les identifiants de connexion de ton compte IA — ton email et ton mot de passe — puis les revend à d’autres personnes sur des marchés clandestins en ligne, le fameux dark web. Les abonnements les plus chers de ces IA montent jusqu’à 200 dollars par mois, environ 175 euros. Un accès volé à ce niveau d’abonnement, ça se revend donc très cher au marché noir, même bradé à 97% de réduction — l’acheteur reste largement gagnant, et toi, le vrai propriétaire, tu continues de régler la facture complète sans le savoir, pendant qu’un inconnu discute avec ton assistant IA comme si c’était le sien.

Certains vendeurs vont même plus loin dans le culot commercial : ils s’engagent à fournir un nouvel accès gratuitement si le compte piraté se fait repérer et désactivé par OpenAI ou Anthropic — une sorte de service après-vente, mais pour un bien volé.

Pourquoi ça explose maintenant

John Hultquist, qui dirige l’équipe de renseignement sur les menaces chez Google, explique au Financial Times que ce trafic a connu une hausse nette cette année. La raison est simple à comprendre : les abonnements premium à ces IA coûtent cher, jusqu’à 200 dollars mensuels pour les versions les plus avancées. Pour un pirate, revendre un accès volé à prix cassé est devenu un vrai petit commerce, puisque la demande pour ces outils ne cesse de grimper, alors que leur coût officiel reste élevé pour beaucoup de monde.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ChatGPT se retrouve visé de cette façon : dès 2023, plus de 100 000 comptes avaient déjà fuité et s’étaient retrouvés en vente sur le dark web, dans une affaire liée à des logiciels espions qui aspiraient les données stockées dans les navigateurs des victimes. Ce qui change aujourd’hui, c’est l’ampleur et l’organisation du phénomène : on n’est plus face à une fuite isolée, mais face à un vrai marché structuré, avec des vendeurs réguliers et un service après-vente.

Pourquoi ça explose maintenant

John Hultquist, qui dirige l’équipe de renseignement sur les menaces chez Google, explique au Financial Times que ce trafic a connu une hausse nette cette année. La raison est simple à comprendre : les abonnements premium à ces IA coûtent cher, jusqu’à 200 dollars mensuels pour les versions les plus avancées. Pour un pirate, revendre un accès volé à prix cassé est devenu un vrai petit commerce, puisque la demande pour ces outils ne cesse de grimper, alors que leur coût officiel reste élevé pour beaucoup de monde.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ChatGPT se retrouve visé de cette façon : dès 2023, plus de 100 000 comptes avaient déjà fuité et s’étaient retrouvés en vente sur le dark web, dans une affaire liée à des logiciels espions qui aspiraient les données stockées dans les navigateurs des victimes. Ce qui change aujourd’hui, c’est l’ampleur et l’organisation du phénomène : on n’est plus face à une fuite isolée, mais face à un vrai marché structuré, avec des vendeurs réguliers et un service après-vente.

Ce qu’il faut retenir

Ce qui rend cette histoire particulièrement agaçante, c’est le mécanisme lui-même : tu n’as rien fait de mal, tu paies normalement ton abonnement, et pourtant tu peux te retrouver à financer, sans le savoir, l’accès d’un inconnu à ton propre outil. Le vrai problème de fond, c’est que ces comptes IA premium sont devenus des objets de valeur comme un autre aux yeux des cybercriminels, au même titre qu’un numéro de carte bancaire ou un mot de passe Netflix volé il y a quelques années. La vigilance de base — mot de passe unique, double authentification, petit tour sur haveibeenpwned de temps en temps — reste la meilleure protection disponible aujourd’hui. Ce n’est pas glamour, mais ça prend cinq minutes et ça évite de payer, sans le savoir, l’abonnement d’un parfait inconnu.

Sources : MESMAR, « Le ‘LLM-jacking’ : la nouvelle cybermenace qui pèse sur les IA et le Cloud » — IntoMobile, « Hackers are stealing AI accounts and selling them for 97% off — and it’s getting worse » — Dataconomy, « Google warns of surge in AI account theft and LLM-jacking attacks » — BigGo Finance, « Dark Web Sells AI Account Access at Up to 97% Discount; Google Warns of Surging ‘LLM-Jacking’ Attacks » — Techweez, « Hackers Are Hijacking Cloud Accounts to Run AI Models on Someone Else’s Bill » — PBXScience, « LLM-Jacking Surge: Stolen AI Access Becomes Cybercrime’s Newest Currency » — JournalDuGeek, « ChatGPT a été piraté : comment savoir si vous êtes concernés ? » — Presse-citron, « Plus de 100 000 comptes ChatGPT (OpenAI) compromis : vérifiez si c’est votre cas »

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