[Mise à jour #145]
Mardi 20 octobre, Orange a mis fin à la 2G dans les derniers départements métropolitains qui la captaient encore. Quelques zones blanches réglementaires gardent le réseau jusqu’à début décembre. SFR et Bouygues Telecom prennent le relais dans les semaines qui viennent. Pour la plupart des smartphones, rien ne bouge. Pour les téléphones à touches, certaines alarmes et d’autres équipements, l’échéance approche.

Le calendrier
- Orange : c’est fait, hors zones blanches réglementaires (début décembre). Le chantier avait démarré à La Réunion en 2025, puis gagné la métropole et les Antilles à partir de mars 2026. Mayotte attend encore.
- Free : sans réseau 2G à lui, il roule sur celui d’Orange, donc la coupure est déjà effective pour ses abonnés.
- SFR : le 15 novembre d’après le tableau de suivi de l’Arcep, alors que l’opérateur parle plutôt de la fin d’année.
- Bouygues Telecom : première coupure le 15 novembre dans quatre communes (Brest, Guipavas, Nancy, Vandœuvre-lès-Nancy), puis généralisation entre le 1er et le 15 décembre. Des courriers partent déjà vers les abonnés concernés.
Au plus tard le 15 décembre, la métropole n’aura donc plus de 2G. La 3G a un sursis plus long : 2028 pour Orange, fin 2028 pour SFR, fin 2029 pour Bouygues.

Qui est vraiment concerné
Fin juin, l’Arcep dénombrait 1,7 million de cartes SIM dans des appareils qui ne captent que la 2G, soit 41 % de moins en un an. La majorité, environ 1,06 million selon Clubic, équipe des téléphones et autres terminaux voix et SMS, le reste des objets connectés. Ces derniers partent plus vite : leur nombre a été divisé par deux en un an.
Une seconde catégorie, plus large, compte 2,24 millions d’appareils 2G/3G, qui perdent la 2G mais gardent la 3G jusqu’à son extinction. Là, les objets connectés dominent (1,39 million, contre 850 000 terminaux voix). Ensemble, les deux familles pèsent 3,9 millions d’appareils.
Ces chiffres couvrent les quatre opérateurs et datent de juin : ils ont sans doute reculé depuis, sans qu’on sache de combien. Autre nuance : la coupure d’Orange touche ses abonnés et ceux de Free, pas ceux de SFR ni de Bouygues, qui ont leurs propres réseaux.

Pas seulement de vieux téléphones
Orange reconnaît que la 2G alimentait encore des équipements du quotidien : téléassistance, télésurveillance, alertes d’ascenseur. Selon Entreprisma, des terminaux de paiement anciens et des systèmes d’appel d’urgence de véhicules peuvent aussi être touchés. Un média local rapporte, d’après la Fédération des Ascenseurs, qu’environ 230 000 ascenseurs restaient reliés à une téléalarme 2G fin 2025. Orange assure avoir prévenu ses clients concernés, entre autres par des appels automatiques avec message vocal.
À vérifier avant le 15 novembre
- Le téléphone d’un de tes proches : s’il ne fonctionne qu’en 2G, il s’arrêtera. Un modèle 3G ou 4G continue, au moins jusqu’à l’arrêt de la 3G. Consulte la fiche technique du modèle ou interroge l’opérateur. Selon Selectra, certaines très anciennes cartes SIM peuvent aussi poser problème.
- L’alarme ou la téléassistance : appelle l’installateur ou le prestataire, en précisant l’opérateur de la carte SIM de l’équipement. C’est la date de cet opérateur qui s’applique, pas celle de ton propre téléphone.
- L’ascenseur de l’immeuble : demande au syndic ou au bailleur où en est le remplacement de la téléalarme.
- Ton numéro et ton abonnement : ils survivent à la coupure, seul l’appareil est à changer.

Ce qu’il faut retenir
Côté réseau, l’extinction a du sens : selon la Fédération française des télécoms, un gigaoctet transmis en 2G peut demander jusqu’à 500 fois plus d’énergie qu’en 5G. Mais l’opération se joue dans les détails. Ceux qui ont lu les courriers ou écouté les messages sont prévenus ; les autres le découvriront à l’usage, y compris pour des équipements de sécurité. Le calendrier est tenu, et c’est la vigilance qui reste à tenir : avant le 15 novembre chez SFR, avant le 1er décembre chez Bouygues. La vraie mesure arrivera avec les prochains chiffres de l’Arcep : combien de lignes sont réellement tombées ?

Sources : Orange, « La fin de la 2G d’Orange marque une étape majeure dans la modernisation et la sécurisation des réseaux en France » (communiqué, 20 octobre 2026) — Arcep, « Extinction des réseaux mobiles 2G et 3G : 1,7 million de terminaux 2G étaient encore actifs fin juin 2026 » (24 septembre 2026, lu via sa version anglaise) — Numerama, « Orange éteint définitivement sa 2G : 1,7 million de SIM concernées, SFR et Bouygues suivront en décembre » (titre et début lus via ta capture et un extrait) — Télé Satellite, « Orange éteint définitivement la 2G dans l’Hexagone » (20 octobre) — DégroupTest, « C’est fini : Orange tourne la page de la 2G après 34 ans de service » — Clubic, « Orange vient d’éteindre la 2G presque partout en France : SFR et Bouygues Telecom vont très vite suivre » — Clubic, « Fin de la 2G : encore 1,7 million d’appareils en sursis en France, à quelques semaines de la grande coupure » — Univers Freebox, « Extinction de la 2G : 1,7 million de terminaux encore actifs en France » — Univers Freebox, « « Important » : Bouygues Telecom adresse un courrier à ses abonnés avant l’arrêt très bientôt de son réseau 2G » — iGen, « La fin de la 2G en France s’approche, et il reste 1,7 million d’appareils encore actifs » — Selectra, « Fin de la 2G chez SFR et Bouygues : comment savoir si votre mobile va perdre le réseau avant Noël » — Explique.online, « Arrêt 2G et 3G : dates et appareils concernés » — Blog Nouvelles Technologies, « Arrêt de la 2G en France : dates et que faire » — Ariase, « Fin de la 2G et de la 3G : dates par opérateur et appareils concernés » — Club Récré, « Fin de la 2G : les dates, les téléphones concernés, que faire » — Entreprisma, « Extinction de la 2G : Orange commence les coupures en France » — TG+, « La 2G s’éteint en Isère : quelles conséquences pour les habitants ? »

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